Mâcon est une charmante ville de Bourgogne d’une trentaine de milliers d’habitants. Pour un débat sur la surveillance de masse, un sujet parfois technique qui n’est pas encore mainstream, nous ne nous attendions pas à déplacer les foules. Et pourtant, la salle de la médiathèque de Mâcon était remplie d’une centaine de personnes. Très bonne surprise.

Après une projection du documentaire Nothing to Hide de Marc Meillassoux et Mihaela Gladovic, nous avons eu l’occasion d’échanger en compagnie de Andy LABOUCHE-MINET, enseignant, de Bernard Nouyrigat, président de la LDH Mâcon et des nombreuses personnes dans la salle.

Nous avons eu l’occasion de parler de littératie numérique, de la toxicité des Google et autres Facebook et de l’importance de l’éducation au numérique pour tous. Il y a eu au cours du débat quelques moment houleux. Une personne du public a notamment comparé la surveillance de masse en occident avec le modèle chinois et son système de social ratings avec l’argument du “on y est déjà en France, on n’est plus en démocratie”.

Chez Nothing2Hide nous sommes en totale opposition avec cette posture. Aussi imparfaite que soit notre démocratie, spécialement en ce moment, nous sommes encore loin de la situation chinoise. Partir avec l’idée qu’on ne peut rien faire c’est partir déjà battu. Ce genre d’attitude invite à l’immobilisme plutôt qu’à l’action citoyenne. Nous avons alors pris soin de rappeler qu’il existe en France et en Europe des réglementations fortes telle que la RGPD. Même si celle ci n’est pas parfaite, elle a le mérite d’exister. Par ailleurs, une loi n’est pas gravée dans le marbre, une loi ça vit et ça s’interprète à coup de jurisprudence.

Nous avons mentionné par exemple les initiatives législatives des copains de La Quadrature, sur la loi renseignement ou sur [l’initiative ahurissante de la ville de Nice autour de la reconnaissance faciale](https://www.laquadrature.net/2019/02/19/reconnaissance-faciale-un-recours-pour-faire-barrage-a-la-surveillance-biometrique/. Chez Nothing2Hide même si le plaidoyer ou le travail législatif n’est pas notre mode d’action privilégié nous agissons aussi autour de ces sujets dans le cadre de nos formations ou de nos initiatives d’éducation populaire.

À la fin du débat, au cours du buffet campagnard (sig) nous avons pu continuer la discussion. C’est selon nous l’un des meilleurs moyens de décider de notre futur : en discuter ensemble. <3 sur la vie associative